TPE Obligatoire en Italie : Réglementation, Amendes et Nouveautés 2026
L'obligation d'accepter les paiements électroniques via TPE existe en Italie depuis 2014, mais elle n'est réellement sanctionnable que depuis le 30 juin 2022, avec une amende fixe de 30 euros plus 4 % de la valeur de la transaction refusée. À partir du 1er janvier 2026, une deuxième obligation distincte s'ajoute : la connexion administrative entre le terminal de paiement (TPE) et la caisse enregistreuse télématique via le portail "Fatture e Corrispettivi" de l'Agence des Revenus (Agenzia delle Entrate). Ce guide explique qui doit respecter cette obligation, ce que l'on risque en cas d'infraction, ce qui change avec la nouveauté de 2026 et comment choisir un terminal de paiement permettant de rester en règle sans complications opérationnelles.
Qu'est-ce que l'obligation du TPE et qui doit la respecter
L'obligation d'accepter les paiements par carte de débit, carte de crédit et carte prépayée est prévue par l'article 15, alinéa 4, du décret-loi 179/2012 (converti par la loi 221/2012), en vigueur depuis le 30 juin 2014. La norme s'applique à toute personne effectuant la vente de produits ou la prestation de services, y compris professionnels : magasins, bars, restaurants, mais aussi les professionnels tels que les médecins, les avocats et les ingénieurs, ainsi que les activités en mobilité comme les taxis.
L'obligation ne dépend pas de la possession d'un local ouvert au public ni d'un montant minimum de transaction : elle s'applique indépendamment de la valeur du paiement demandé au client, même pour des montants de quelques euros. Cette obligation couvre aussi bien les paiements en présence physique via un terminal que les encaissements à distance via des liens de paiement ou des plateformes logicielles, car la loi parle de manière générale d'« instruments de paiement électronique » et non seulement de TPE physiques : un e-commerce qui accepte exclusivement le paiement à la livraison, par exemple, ne respecte pas l'obligation.
Amendes pour non-utilisation du TPE : ce que l'on risque
Pendant des années, l'obligation du TPE est restée sans sanction spécifique applicable, jusqu'à ce que le décret-loi 36/2022 (mettant en œuvre le PNRR) anticipe l'entrée en vigueur des sanctions du 1er janvier 2023 au 30 juin 2022. Depuis cette date, l'article 15, alinéa 4-bis, du décret-loi 179/2012 prévoit une sanction administrative composée d'une part fixe de 30 euros plus une part variable égale à 4 % de la valeur de la transaction pour laquelle le paiement électronique a été refusé.
Contrairement à de nombreuses autres sanctions administratives, cette infraction n'est pas soumise au paiement libératoire (oblazione) : il n'est donc pas possible de clore la contestation en payant un tiers du maximum dans les 60 jours, comme le prévoit la loi 689/1981 pour d'autres infractions. La seule exclusion reconnue est l'impossibilité technique objective d'accepter le paiement, par exemple un dysfonctionnement documenté du terminal TPE.
La nouveauté 2026 : la connexion obligatoire entre le TPE et la caisse enregistreuse télématique
À partir du 1er janvier 2026, une deuxième obligation s'applique, distincte de celle d'accepter les paiements : la Loi de Finances 2025 (loi 207/2024, alinéa 74), qui modifie l'article 2, alinéa 3, du décret législatif 127/2015, exige la connexion administrative entre chaque terminal TPE et la caisse enregistreuse télématique (RT) ou la procédure web "Documento Commerciale online" utilisée pour certifier les recettes. Il ne s'agit pas d'une connexion physique ou technique entre les deux appareils : c'est une association que le commerçant enregistre en ligne entre le numéro de série de la caisse enregistreuse télématique et les données d'identification de son TPE.
L'Agence des Revenus a activé le service web dédié le 5 mars 2026, dans l'espace réservé du portail "Fatture e Corrispettivi". Pour les TPE déjà actifs au 1er janvier 2026 (ou utilisés au mois de janvier), la date limite pour la première communication était fixée au 20 avril 2026 ; pour les terminaux activés ultérieurement, l'association doit être effectuée entre le sixième et le dernier jour du deuxième mois suivant l'activation.
Que se passe-t-il si vous ne connectez pas le TPE et la caisse enregistreuse télématique à temps
L'absence de connexion entre le TPE et la caisse enregistreuse télématique dans les délais prévus est assimilée par la réglementation à une omission de mémorisation des recettes. Les sanctions prévues par le décret législatif 471/1997, tel que modifié par la Loi de Finances 2025, prévoient une amende égale à 90 % de la TVA due sur la transaction non documentée, avec un minimum de 500 euros pour chaque infraction constatée. En cas de récidive, avec quatre infractions distinctes constatées à des jours différents sur une période de cinq ans, la suspension de l'activité est prévue de 15 jours à 2 mois ; si le montant des recettes non documentées dépasse 50 000 euros, la fermeture forcée peut aller jusqu'à 6 mois.
Cette deuxième obligation s'applique à tous les commerçants qui utilisent une caisse enregistreuse télématique et acceptent les paiements électroniques, quel que soit le secteur d'activité.
Pour qui le TPE n'est pas obligatoire : exceptions et faux mythes
Un doute courant concerne un prétendu seuil minimum en dessous duquel le TPE ne serait pas obligatoire, souvent cité à 5 ou 10 euros. Il n'existe aucun seuil de ce type dans la réglementation : la sanction s'applique quel que soit le montant de la transaction refusée, même pour des paiements de quelques euros. La seule exclusion reconnue par la loi est l'impossibilité technique objective d'accepter le paiement électronique, qui doit être documentée au cas par cas (par exemple, une panne vérifiable du terminal), et non simplement déclarée au client au moment du paiement.
Ceux qui ont des doutes sur leur cas spécifique devraient vérifier la situation avec un conseiller fiscal, car la charge de prouver l'impossibilité technique incombe au commerçant en cas de contrôle.
Un autre doute fréquent concerne les professionnels sous le régime forfaitaire : la loi ne prévoit aucune exemption liée au régime fiscal adopté. Que l'activité facture mille euros ou un million d'euros par an, l'obligation d'accepter les paiements électroniques reste la même, car la loi la lie au type d'activité exercée (vente de produits ou prestation de services), et non au volume de chiffre d'affaires ou au régime comptable appliqué.
Comment choisir le bon terminal pour rester en règle
Rester en règle avec ces deux obligations nécessite un terminal TPE qui accepte les paiements électroniques de manière fiable et un fournisseur capable de prendre en charge la connexion administrative avec la caisse enregistreuse télématique sans complications pour le commerçant. Avant de choisir un fournisseur, il vaut la peine de comparer le modèle de tarification, les délais de crédit et les frais fixes dans notre [guide complet pour choisir une passerelle de paiement](/fr/resources/guida-scelta-payment-gateway), qui rassemble les critères d'évaluation également utilisés pour les terminaux physiques.
Pour le matériel uniquement, le [guide des terminaux TPE Android](/fr/resources/android-pos-terminal) compare les caractéristiques des modèles les plus courants, tandis que le [guide des coûts TPE](/fr/resources/quanto-costa-pos-commissioni-canoni-costi-nascosti) détaille les frais mensuels et les coûts cachés à vérifier avant de signer un contrat. Ceux qui évaluent s'il vaut mieux louer ou acheter le terminal peuvent consulter le [guide location vs achat TPE](/fr/resources/pos-noleggio-vs-acquisto-conviene-comprarlo-affittarlo). RoxPay applique une tarification IC++ transparente (0,15 € + de 0,35 % à 0,85 % (IC++)), sans frais fixes mensuels, sur les terminaux TPE fournis aux marchands italiens.
Questions fréquentes
Depuis quand le TPE est-il obligatoire en Italie ?
L'obligation d'accepter les paiements par carte de débit, carte de crédit et carte prépayée est en vigueur depuis le 30 juin 2014 (article 15, alinéa 4, du décret-loi 179/2012). Les sanctions pour ceux qui refusent le paiement électronique ne sont devenues applicables que depuis le 30 juin 2022, après que le décret-loi 36/2022 a anticipé la date initialement fixée au 1er janvier 2023.
Quelles sont les sanctions pour ceux qui n'acceptent pas les paiements par TPE ?
La sanction administrative prévue par l'article 15, alinéa 4-bis, du décret-loi 179/2012 est composée d'une part fixe de 30 euros plus une part variable égale à 4 % de la valeur de la transaction refusée, quel que soit le montant. Cette infraction n'admet pas l'oblitération administrative prévue pour d'autres infractions par la loi 689/1981.
Est-il vrai qu'en dessous d'un certain seuil, le TPE n'est pas obligatoire ?
Non. Il n'existe aucun seuil de montant minimum en dessous duquel l'obligation du TPE ne s'applique pas : la sanction peut être infligée même pour le refus d'un paiement électronique de quelques euros. La seule exclusion reconnue est l'impossibilité technique objective d'accepter le paiement, à documenter au cas par cas.
Qu'est-ce que la nouvelle obligation de connexion entre le TPE et la caisse enregistreuse télématique à partir de 2026 ?
À partir du 1er janvier 2026, la Loi de Finances 2025 (loi 207/2024) exige que chaque TPE soit associé administrativement à la caisse enregistreuse télématique du commerçant via le portail Fatture e Corrispettivi de l'Agence des Revenus. Il ne s'agit pas d'une connexion physique entre les appareils : c'est un enregistrement en ligne qui associe le numéro de série de la caisse enregistreuse télématique aux données d'identification du TPE.
Que se passe-t-il si vous ne connectez pas le TPE et la caisse enregistreuse télématique dans les délais ?
L'absence de connexion est assimilée à une omission de mémorisation des recettes : la sanction prévue est égale à 90 % de la TVA due sur la transaction non documentée, avec un minimum de 500 euros par infraction. En cas de quatre infractions distinctes en cinq ans, l'activité risque une suspension de 15 jours à 2 mois.
Quelles activités sont exclues de l'obligation du TPE ?
La seule exclusion prévue par la réglementation concerne les cas d'impossibilité technique objective d'accepter le paiement électronique, par exemple une panne documentée du terminal. Il n'existe pas d'exclusions génériques par secteur, taille de l'activité ou montant de la transaction : vérifiez toujours votre cas spécifique avec un conseiller fiscal si vous avez des doutes.
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